CAMEROUN-FMI : Pourquoi les trois grandes options de Christine Lagarde seront difficilement applicables dans le contexte actuel ?

88960bChristine Lagarde, la Directrice Générale (DG) du Fonds Monétaire International (FMI) est arrivée à Yaoundé le 07 janvier 2016 pour une visite officielle de trois jours. Invitée au Palais de l’Unité à dîner avec le couple présidentiel, la patronne du FMI a fait savoir qu’au Cameroun, «la pauvreté règne encore et persiste particulièrement en milieu rural». Et pourtant, selon elle, «le Cameroun, comparé à certains de ses voisins, n’est ni sans atouts, ni sans options» et ce malgré un contexte économique régional des plus moroses. Elle a donc proposé trois grandes options qui contribueront au développement et à l’essor du Cameroun vers l’émergence en 2035: l’intégration régionale, un choix judicieux d’infrastructures et un bon climat des affaires. Dans le contexte actuel marqué par des intérêts stratégiques, économiques, politiques et, surtout, d’une inertie nationale et communautaire dans un environnement de corruption généralisée, ces options sont-elles raisonnables et applicables ? Et dans l’affirmative, leur applicabilité ne nécessite-t-elle pas de réformes prioritaires pouvant assurer leur efficacité pour le développement de notre pays ? L’objectif de cet article est d’apporter quelques éléments de réponse à ces questionnements.

D’abord, l’intégration et la coopération sous-régionales !

Les progrès réalisés par les pays de la sous-région Afrique centrale en matière de mise à exécution de leurs politiques communautaires de développement ainsi que leurs opinions sur les avantages qu’ils tirent de leur participation aux institutions communautaires donnent une idée des résultats obtenus en matière d’intégration et de coopération sous-régionales. Globalement parlant, ces résultats sont plutôt maigres. En effet, si l’on note quelques réalisations surtout au niveau des structures (création de trois communautés économiques régionales et de plusieurs organisations  intergouvernementales), on constate également la faiblesse ou l’absence des actions concrètes de l’intégration comme la libre circulation des facteurs de production et le droit d’établissement ; un commerce intra-communautaire développé ; l’existence d’un marché sous-régional des capitaux ; la réalisation des  projets d’industrialisation communautaires, et ; l’existence d’un mécanisme communautaire de prévention et résolutions des conflits.

Ce manque de résultats est la conséquence d’un ensemble de facteurs endogènes notamment l’impact des conflits au sein des États mais aussi inter-étatiques dont certaines conséquences sont l’instauration d’un environnement peu propice au développement économique, facteur ayant un impact négatif sur le processus de l’intégration et de la coopération régionales. Une situation d’insécurité qui s’est aggravée ces dernières années par le terrorisme de la secte islamiste Boko Haram.

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On note aussi des facteurs exogènes particulièrement une dette extérieure lourde et des programmes d’ajustement structurel imposés par les institutions de Bretton Woods.  Les efforts des pays de la  région d’intensifier leur  coopération sont  handicapés  par le service  d’une dette extérieure  de plus en plus insupportable, contactée avec la complicité des pourvoyeurs des fonds pour financer entre autres des projets dont la rentabilité était douteuse et gérés de manière hasardeuse. Actuellement, la presque totalité des entreprises créées dans ces conditions (éléphants blancs) sont bradée dans les programmes de privatisation des pays alors que  le remboursement des dettes contractées continue.

Les préoccupations liées à l’endettement relèguent au second plan les engagements pris dans le cadre régional, notamment les obligations financières envers les institutions d’intégration et de coopération régionale. Cette dette a  servi également d’alibi à la Banque Mondiale et le FMI pour imposer aux pays de la sous-région des programmes d’ajustement structurel.

L’assainissement du cadre macro-économique national en soi est une bonne chose. Le seul  problème est que les objectifs  poursuivis à  l’échelon national dans le cadre de ce réajustement macro-économique peuvent être contraires à ceux poursuivis au niveau communautaire et  de ce fait ils peuvent avoir un impact négatif sur le processus de l’intégration. Des expériences d’ailleurs montrent qu’au fur et à mesure que  ces programmes produisent au niveau de chaque pays des résultats, des tensions se développent entre les pays d’une même communauté.

Ensuite, un choix judicieux d’infrastructures à forte valeur ajoutée !

Dans son discours de politique générale lors du 3ème congrès ordinaire du RDPC[1] le 16 septembre 2011, le Président Biya a déclaré que «les grandes ambitions d’hier vont devenir les grandes réalisations. Et à partir de janvier 2012, le Cameroun sera un vaste chantier». À ce sujet, il a évoqué de grands projets comme  la construction de plusieurs barrages dont Lom Pangar, Memvele, ou Nachtigal. D’autres chantiers, annonçait-il, concerneront la construction d’un deuxième pont sur le Wouri à Douala, la construction du yard pétrolier et le port en eau profonde de Kribi. Le Président Biya aura quand même noté que ces « grandes réalisations » exigent une « nouvelle dynamique » qui permettra de transformer le Cameroun.

Christine Lagarde a insisté sur le choix judicieux d’infrastructures à forte valeur ajoutée et non une multiplication des projets d’infrastructures. Les projets cités par le Président Biya sont inéluctablement porteurs de beaucoup d’espoirs pour les Camerounais et seront sans doute de véritables vecteurs de création d’emplois pour le pays. Mais ce ne sont que de grands programmes d’équipement et d’infrastructures destinés à soutenir le développement dans quelques régions du pays d’une industrie globalement balbutiante. Dans son édition du 16 février 2010, le quotidien Mutations avait fait une excellente analyse sur la panne sur les ressorts de l’industrialisation au Cameroun. D’après le journal, l’ossature de l’industrie nationale est malmenée par un demi-siècle de tergiversations internes sur les stratégies d’industrialisation à adopter avec comme conséquence une baisse inexorable des investissements directs extérieurs.

L’activité industrielle camerounaise est caractérisée par une atonie aussi bien structurelle que conjoncturelle. Au lendemain de l’accès à l’indépendance, le Cameroun élabore une matrice d’actions économiques dont l’issue débouche sur la définition d’une politique industrielle adossée sur trois piliers : a) la réduction des importations par la politique d’import substitution en favorisant la production locale dans la limite des compétences ; b) la transformation des ressources naturelles afin de créer de la valeur ajoutée ; c) l’intervention massive de l’État pour le financement de l’industrie embryonnaire du pays. La récession mondiale des années 80, qui a entraîné la chute brutale des cours des matières premières, a empêché la réalisation du Plan directeur de l’industrialisation du Cameroun de 1987. L’intervention du FMI dans le redressement et la stabilisation des finances publiques, à travers l’instauration des plans d’ajustement structurel, a plombé toute tentative de développement industriel.

Le Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire a entrepris en 2009 une réflexion nationale sur le long terme et publié un document ntitulé « Cameroun Vision 2035 ». L’un des objectifs généraux de cette vision prospective à long terme étant de faire du Cameroun un Nouveau Pays Industrialisé (NPI). Pour ce Ministère, la principale caractéristique d’un NPI  est une industrialisation rapide par une évolution accélérée du secteur manufacturier, et un développement harmonieux du domaine des services notamment dans ses composantes commerce, transport et tourisme.

Lire aussi notre livre sur la: Diaspora Camerounaise: En dehors de l’Etat, au sein de la nation

Enfin, un bon climat des affaires !

Lors des vœux traditionnels de fin d’année 2013, le Président Biya a avoué de manière explicite que le déficit de patriotisme (dont l’une des conséquences directes est la corruption généralisée) et la malgouvernance sont les principaux handicaps pour la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale de marche vers une émergence à l’horizon 2035. Il a en outre souhaité qu’il nous faille sans aucun doute améliorer les choses par rapport à ces deux fléaux.

La corruption et la malgouvernance au Cameroun sont des dérives nationales qui causent la pauvreté, entravent le développement, et éloignent l’investissement. Elles sont endémiques et ont imprégnés tous les aspects de la vie nationale depuis des décennies. Le Cameroun a été classé en 1998 et 1999 par l’ONG Transparency International deux fois «champion du monde de la corruption». L’indice (2014) sur la “Facilité de faire des affaires” place le Cameroun à la 168e position sur 189 économies derrière les pays comme le Gabon, le Togo ou le Mali. Les pays sont classés en fonction de la facilité d’y faire des affaires, de 1 à 189, la première place indiquant le plus haut niveau de facilité. Un classement élevé sur l’indice de facilité de faire des affaires signale un environnement réglementaire propice aux opérations commerciales. L’indice correspond à la moyenne des classements sur les 10 indices étudiés. Pour tous ces indices, le Cameroun est très mal classé.[2]

Plusieurs hauts responsables séjournent aujourd’hui en prison pour détournement de plus de 200 milliards de FCFA de fonds publics[3]. Il semblerait que cette estimation ne représente que la partie visible de l’iceberg de 5,789 milliards de FCFA (minimum) spoliés au pays en 40 ans !  En effet, selon une étude publiée en 2010 par le programme Global Financial Integrity du Center for International Policy, les flux financiers sortant du pays entre 1970 et 2008 ont atteint 5,789 milliards de FCFA.

La prévention de la corruption et l’action de l’ARMP est plombée par la création du Ministère des Marchés Publics. De 1989 à 2011, près de 20 modifications substantielles des règlements des marchés publics ont eu lieu, suivies, en 2001 du décret n°2001/048 du 23 février 2001 portant création, organisation et fonctionnement de l’Agence de Régulation des Marchés Publics (ARMP) et en 2004 du décret n°2004/275 du 24 septembre 2004 portant Code des marchés publics… et finalement, le décret N°2011/408 du 09 décembre 2011 portant création du Ministère des Marchés Publics (Minmap) placé sous l’autorité de Ministres Délégués à la Présidence de la République ! Cette situation serait l’une des raisons de la non-exécution du BIP en 2014 déplorée par le Président Biya dans son message à la nation à l’occasion de la fin de l’année 2013 !

 Lire aussi : Comment confisquer et restituer 5,789 milliards de FCFA spoliés au Cameroun en 40 ans ?

En guise de conclusion : Comment le Cameroun peut-il suivre les options du FMI ?

La croissance doit atteindre un niveau élevé, entre 8 et 10% et sur une longue période, pour pouvoir induire une réduction sensible de la pauvreté de masse dans notre pays. Cela passe nécessairement par les trois grandes options proposées par la DG du FMI, mais sans doute par d’autres décisions stratégiques notamment la gestion autonome d’une monnaie nationale ! Il nous faut néanmoins tenir compte de nos échecs dans ces domaines en proposant promptement des reformes diverses.

Premièrement, dans un passé récent, la relation entre le Nigeria et le Cameroun est devenu hostile sur la presqu’île de Bakassi et les liens économiques entre les économies restent limitées. Le conflit a été résolu dans un règlement pacifique et diplomatique ouvrant ainsi la possibilité d’accroître les liens économiques et commerciaux entre les deux pays en supprimant les obstacles avec des procédures commerciales transparentes, en luttant énergétiquement contre la sécurité maritime et la piraterie dans le Golfe de Guinée, et stoppant urgemment l’insurrection Boko Haram. Une réévaluation des expériences, défis et opportunités en matière d’intégration et de coopération régionales dans la sous-région Afrique centrale doit prendre en compte la nature et le nombre des structures communautaires existantes et la place du Nigeria en tant que première puissance économique en Afrique dans le cadre par exemple d’une Communauté Économique des États du Golfe de Guinée (CEEGG), une structure à cheval entre la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CÉDÉAO), la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEEAC) et  la Communauté Économique des États de l’Afrique Centrale (CEMAC). Il faut rapidement concrétiser les souhaits du Président Biya que la récente visite du Président Buhari au Cameroun serve « à une dynamique nouvelle dans la relation économique entre nos deux pays pour plus de solidarité et de complémentarité » dans le but de promouvoir une grande fluidité d’échanges et plus de joint-ventures entre les opérateurs économiques des deux pays et de développer encore plus de projets transfrontaliers d’intérêt commun.

Deuxièmement, les pays africains qui connaissent un boom économique sans précédent sont ceux qui prennent une part de plus en plus active dans le commerce intercontinental et mondial. Ces nations ont la capacité à pouvoir tirer profit de l’économie de la connaissance, à intégrer leur diaspora dans la réflexion sur le destin national, ou à investir massivement dans l’acquisition de technologies de pointe (énergies renouvelables, télécoms et services connexes, TICs, etc.). Ces pays ont aussi profondément réformé les secteurs de l’énergie et des télécommunications y compris les structures nationales de régulation (ANTIC, ART, ou ARSEL) et opérationnelles (CAMTEL, ENEO, etc.). Voici quelques exemples d’infrastructures à valeur ajoutée à copier et dont suggère le FMI.

Enfin, les résultats en matière de lutte contre la corruption au Cameroun sont mitigés : ils se résument surtout à la mise à jour des législations nationales et des cadres légaux pour être en conformité avec les conventions et mécanismes de surveillance anti-corruption internationaux. Le fait que la corruption soit endémique et a imprégné tous les aspects de la vie nationale pendant une longue période, demande une nouvelle approche multidimensionnelle qui impliquerait à la fois des mesures réactives et proactives pouvant offrir les meilleures chances de ramener la corruption sous contrôle. Cette stratégie devrait inclure des réformes structurelles, une plus grande transparence dans la gestion des affaires publiques, une révision de nos rapports avec nos partenaires bilatéraux et multilatéraux, et une coopération efficace entre les agences de lutte contre la corruption.

Les insuffisances du dispositif anticorruption et les difficultés pour la mise en œuvre de ce dispositif peuvent se décliner par un manque de volonté politique malgré les déclarations d’intention ; une prévention de la corruption inefficace avec la création du Ministère des marchés publics et une ARMP inopérante ; la non-ratification de la Convention de l’Union Africaine ; la non transposition des dispositions de la Convention des Nations Unies contre la corruption dans le dispositif juridique national même avec la création de la CONAC dont l’action est plombée par l’Opération Épervier qui est plutôt perçu comme un instrument politique; un cadre juridique non adapté : la création de la TCS étant perçu comme un aveu d’échec de la justice; l’absence de coopération judiciaire au niveau national et communautaire et le manque de coordination entre les acteurs nationaux anticorruption ; le manque de méthodes de gestion et d’outils modernes (au sein de l’ANIF notamment) permettant une lutte efficace contre la corruption et la malgouvernance ; une politique de renforcement est balbutiante, dispersée et mal adaptée aux besoins réels ; et enfin un nécessaire retour à nos valeurs culturelles et sociales et renforcement des cours de civisme à l’école.

[1] Acronyme de Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), parti au pouvoir au Cameroun qui est issu de l’Union nationale camerounaise (UNC), ancien parti unique fondé par le premier Président Ahidjo. L’UNC a dominé la vie politique au Cameroun de 1960 à 1984 avant d’être rebaptisée RDPC en 1985 par l’actuel président Paul Biya.

[2] Accessible sur le site: http://francais.doingbusiness.org/rankings.

[3] Pour plus de détails sur ces détournements, lire l’analyse d’Edouard Kingue du 27 Septembre 2012 dans le journal camerounais, Le Messager.

From Open Data Initiatives to Open Knowledge Initiatives!

Aside

ODIsMany organizations recently launched Open Data Initiatives (ODIs) to facilitate the production of a wide-range of socioeconomic data, ensure open access to data and improve the statistical capacity of countries and international partners. In 2008, the World Bank decided to throw open its rich database of more than 8,000 plus time series indicators for free. During the second birthday of the Bank’s Open Data Initiative on April 20th, 2010, President Robert Zoellick stressed that statistics tell the story of people in developing and emerging countries and can play an important part in helping to overcome poverty. The United Nations Economic Commission for Africa (UNECA), under the new leadership of Dr. Carlos Lopes, is undergoing an extensive restructuration of its activities with a strong emphasis on statistics as “the backbone of proper planning for Africa’s future.” Knowledge management and development was one of the key components of the African Development Bank (AfDB) mid-term strategy (2008-2012) and the Bank will continue enhance its knowledge services, a necessary and still underserved complement to its lending activities.  Other institutions like Data.gov and the Open Development Technology Alliance has also developed their ODIs.

The main objective of each ODI is  to improve data quality (timeliness, reliability, accessibility and relevance) and its availability. Data types suitable for an ODI include statistics used by citizens, governments, and the international and donor communities. The types of use for statistics depend on various factors and contexts including government policy measures, information to citizens, democratic debate on issues of public policy, need for information by potential foreign investors and visitors to the country, accountability and fiduciary responsibilities to foreign governments and international institutions for their assistance, and national surveillance requirements.

The balance between these different priorities and the overall demand for statistics has been affected by changes in the aid architecture. Poverty Reduction Strategy Papers (PRSPs) incorporate a set of indicators to monitor and  select outputs and outcomes. All developing countries and their development partners have signed the Millennium Declaration and need to monitor the associated Millennium Development Goals (MDGs) that assess development outcomes. The introduction of budget support and performance-based budgeting has led to a newer demand for more detailed information relating to service delivery and to results from smaller geographical areas. This latter demand more closely follows some of the needs of governments in managing the delivery of services and seems to be leading to stronger demand for national data.

These statistics are usually generated by economic surveys, and regular administrative collections corroborated by occasional sample household surveys. Improving data quality involves the art and science of creating useful surveys to provide to citizens, data about local conditions, headline per­formance indicators, topical, social, political, and economic issues. It also involves collecting high definition local data and fore­most economic and financial statistics for country management (including policy design, pub­lic sector performance, and resource allocation) and nationally representative data on development outcomes and impact (such as those captured by the MDGs) as prioritized by the international community.

Technically, an Open Data Initiative (ODI) is a freely available online service for the creation and dissemination of data for public consumption using Web 2.0 technologies. The idea is simple: you have the data and you provide the service to disseminate it to the public. Users discover and explore data in a rich, interactive, and intuitive application, rather than browse or read large documents of published tables and charts. The end-user can select and visualize any combination of data. It can be exported, printed, linked to, and shared in collaboration environments.

Various technologies are used for the development of the online open data systems. These tools include: a) Microsoft Visual Studio 2012, the development IDE for developers using C#;  b) the Web Technology ASP.NET MVC 4 and WEB API;  c) the Javascript Library for creating Web controls called Kendo UI; d) the famous Javascript library jquery; e) the Javascript Library providing a canvas for creating diagrams called Northwoods GoJS; f) Microsoft SQL Server 2008 for databases storage; g) Microsoft Team Foundation Server 2010 to provide source control for the code, integrates with Visual Studio 2012, and provides a powerful bug and task management system for internal development use as well as testing at a later stage; h) Microsoft Windows Server for hosting the web and windows servers and services (MS SQL and TFS); and i) the Web server  Microsoft IIS. Google AppEngine Cloud, for instance, enables providers of public data to create engaging and rich Web 2.0 experiences.

The issue of weak statisti­cal capacity and the impact this has on development is well documented. In a synthesis report on the first phase of the evaluation of the Paris Declaration, the authors emphasized that reliable statistics are vital for good policy, to measure progress, and to report on development results at local, national and international levels. Yet the findings of the first phase of this evalu­ation highlighted that of all the Paris commitments, progress has been slowest on ‘managing for development results’; and that there is therefore a strong need to strengthen statistical capacities and to use them more ef­fectively for decision-making.

The benefits of such initiatives are the following: a) the potential reduction of the workload on data analysts and researches (cost reduction and time efficiency); b) the provision of data that is complete; c) the provision of a new online data service to the public (data as a service); d) the provision of an engaging and rewarding experience for the public (improving trust relationship); e) the confidence that the public are seeing the right numbers, graphs, and maps, and reaching the correct interpretation and understanding behind those numbers (data integrity); f) the reduction of  the time between data collection and data dissemination to ensure maximum relevancy of the data to the audience (data responsiveness ); and g) the promotion of online experience that can be captured and shared by the public in collaborative environments such as blogs, LinkedIn, Facebook, Google+, or Twitter.

ODIs’ purposes and methods fall on a continuum. Some have far-reaching generalizable effects. Others are conducted to meet specific needs. Some ODIs (sometimes called data or knowledge discovery or data mining) are based on a process of analyzing data from different perspectives and summarizing it into useful information. An ODI can also include a set of advanced models and technologies that transform raw data into meaningful and useful information for business purposes. These business intelligence techniques can handle large amounts of information to help identify and develop new opportunities. Finally, ODIs involve knowledge management techniques with the ability to create and manage a corporate culture and structure that encourage and facilitate the creation, appropriate use, and sharing of tacit, explicit, and embedded knowledge to improve organizational performance and effectiveness.

Obviously, the above open data initiatives go beyond the simple manipulation of statistical data. They are part of a large spectrum of activities called Open Knowledge Initiatives (OKIs).  An Open knowledge initiative is a process that encompasses nine activity classes: five primary activity classes (acquisition, selection, generation, assimilation, and emission) and four secondary activity classes (measurement, control, coordination, and leadership). Knowledge is not data or information. Data is simply raw facts without context. Information is data that comes with context. Knowledge is information that is contextual and relevant of event, as well as actionable by something like human or agent. Knowledge is information in action.

With increasing recognition that organizations operate in hypercompetitive, high-velocity, or rapidly changing environments, the question of how they could manage knowledge merits an explanatory framework that reflects (a) the context where OKIs takes place, (b) processes that show how to conduct OKIs, and (c) consequences of such initiative.

The recent “amazing mea culpa” of the top economist of IMF, Dr. Olivier Blanchard, that the Fund blew its forecasts for Greece and other European economies because it did not fully understand how government austerity efforts would undermine economic growth is one of the reasons to consider OKIs. Dr. Blanchard agreed that he could not actually determine what multipliers economists at the country level were using in their forecasts. This number was implicit in his forecasting models, a background assumption rather than a variable that needed to be fine-tuned based on contextual circumstances and peculiarities.

Beyond this simple mathematical error (using a uniform multiplier of 0.5 when in fact the circumstances of the European economy made the multiplier as much as 1.5), there were recurrent problems in official Greek economic data on public finances, whose reliability has been impaired by inappropriate accounting methods, the application of poor statistical methods and deliberate misreporting. IMF failed to detect these issues. A robust OKI system that collects, collates, and analyzes countries data on deficits and debts could have helped IMF to better understand economic, fiscal, and financial policies that should be proposed to member states. One of the implications for the future of Blanchard’s mea culpa is how IMF should improve its surveillance methodologies by including OKIs for a better preparation of their Public Information Notices (PINs).

Statistics (data) are used not only by citizens or governments but also by the international and donor communities, among whom demand has been particularly strong in recent years. The creation of a global society with possibilities of knowledge sharing is among the contributions of the IT revolution and globalization. In the knowledge society, the value-creating strategies and long-term viability of organizations depend on sustaining open knowledge initiatives.  At their meeting in February 2013, heads of the multilateral development banks, the IMF, and the United Nations (U.N.) agreed to strengthen collaboration between their institutions on issues related to data and statistical capacity building in their member countries. A Memorandum of understanding was signed that sets out principles and modes of collaboration.

Open knowledge initiatives are growing areas of work, particularly with the increasing demand for better knowledge to monitor development efforts. A global strategy for OKIs is vital for planning, implementation and monitoring of country management initiatives and development outcomes and impacts. Among other things it identifies capacity needs, organizational change proc­esses, priorities, and resources requirements.

In terms of Millennium Development Goals (MDGs), a worldwide strategy for OKIs should address the assessment of the blueprint agreed to by all the world’s countries and leading development institutions with the intention of halving extreme poverty rates to halting the spread of HIV/AIDS and providing universal primary education, all by the target date of 2015.

OKIs should address coordination prob­lems and facilitate the understanding of countries challenges with appropriate methods and tools. Extensive open knowledge initiative coordination and collaborations should be carried out among the key international organizations such as the World Bank, IMF, OECD, AfDB, the U.N. system, etc. For example, the various institutional OKIs need to be flexible to facilitate their integration with national databases when available through service oriented architecture and web services.

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The author’s involvement in Open Data/Knowledge Initiatives:

Dr. Nkoyock is a scholar and a professional. He is a Professor of Management, Leadership, Mathematics, Statistics and Computer Science. He earned a doctorate degree in Management in Organizational Leadership with a Specialization in Information Systems and Technology, a Master’s degree in Software Engineering and a Bachelor degree in Mathematics. Nkoyock’s PhD quantitative research project used Structural Equation Modeling (SEM) with the multivariate analytical software LISREL 8.8 and the statistical software SPSS 16.0. Currently, he is involved in a research project, called LmiData, an Open Data/Knowledge Initiative that covers the  full life-cycle of online surveys, data analysis, automatic data interpretation, and dissemination. As a professional,  Dr. Nkoyock  is currently a project manager for the development of the Public Procurement Review Software (goPRS, available at goprs.unodc.org), a suite of software packages comprising of goPRS Enterprise, goPRS Web, goPRS Intelligence, goPRS Learn, and goPRS eGP. goPRS is a prevention corruption tool for public procurement regulatory authorities.