Théories de la complexité, franc CFA, et BitAfric !

Le problème du franc CFA est complexe et c’est pourquoi depuis 1945 les Africains n’arrivent pas à trouver des solutions idoines malgré toute la détermination et les énergies déployées : Kwame Nkrumah, Ossende Afana, Tchundjang Pouemi, Kemi Seba, etc. Je ne connais pas un seul intellectuel africain et/ou panafricain qui n’ait pas abordé cette problematique !

Le problème, me semble-t-il, est que nous voulons résoudre ce problème avec des outils classiques de la finance internationale. Nous travaillons dans le même référentiel que ceux qui n’ont pas voulu nous aider ou empêchent notre bien-être. Ça ne marchera jamais si on continue dans ce sens. Les actes symboliques comme celui posé par Kemi Seba dernièrement peuvent faire bouger les choses ; la preuve j’ai été obligé de réagir. Mais il nous faut des solutions concrètes alternatives ou parallèles, qui nous permettront d’être en position de négocier ou de se passer des outils conventionnels. BitAfric en est une !

Les nouvelles technologies bouleversent complètement les institutions financières traditionnelles, en permettant aux entreprises et aux ménages d’accéder à des services plus pratiques et personnalisés. Les entrepreneurs trouvent également des applications qui vont bien au-delà de la finance, et ces nouvelles technologies pourraient transformer d’autres domaines, notamment la politique monétaire africaine ; et pour nous le FCFA.

Ces innovations dans les services financiers, connues sous le nom de technologies financières – ou Fintech – suscitent un grand engouement, mais génèrent aussi beaucoup de battage, suivant le point de vue de chacun.

Il y a 867 crypto-monnaies dans le monde aujourd’hui qui s’appuient sur la technologie Blockchain. Le bitcoin est classé première et vaut plus de 4.000 euros à l’heure où on parle. Bitcoin n’est règlementé par personne. Les transactions sont validées par les mineurs dans tout le monde entier. Les banques n’y voient que du feu.

BitAfric n’aura pas besoin de la BEAC, la BCEAO, la BCC. BitAfric a besoin de la communauté de 15 pays francophones plus les Comores avec 150 millions d’habitants. C’est cette communauté qui en donnera une valeur marchande et la crédibilité nécessaire.

Résoudre les problèmes complexes avec les théories de la complexité est ce que je propose pour ce cas précis. Cette nouvelle approche pourrait modifier fondamentalement la relation que les institutions financières traditionnelles et la France entretiennent avec les anciennes colonies françaises en Afrique.