Comment sauver l’Europe : Au-delà des mots, l’Italie doit aller au bout de sa logique !

Le vice-Premier ministre italien Luigi Di Maio, comme son collègue Matteo Salvini, ont raison dans leur analyse sur la question du sous-développement des pays d’Afrique francophone et surtout sur la problématique du franc CFA et la position de la France.

J’ai publié en août 2017 une tribune (Kemi Seba, le franc CFA et le BitAfric !) dans Jeune Afrique, où j’invitais les Africains à engager urgemment une réflexion sur la mise en œuvre des cryptomonnaies africaines pas nécessairement comme une alternative au franc CFA, mais pour créer la concurrence a la monnaie coloniale en laissant a la communauté des 15 pays francophones plus les Comores avec leurs 150 millions d’habitants d’imposer ces monnaies virtuelles.

Pourquoi ?

Le problème du franc CFA est complexe et c’est pourquoi depuis 1945 les Africains n’arrivent pas à trouver des solutions appropriées malgré toute la détermination et les énergies déployées : Kwame Nkrumah, Ossende Afana, Tchundjang Pouemi, Kemi Seba, etc. Je ne connais pas un seul intellectuel africain et/ou panafricain qui n’ait pas abordé cette problématique !

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La difficulté, me semble-t-il, est que nous voulons résoudre ce problème avec des outils classiques de la finance internationale. Nous travaillons dans le même référentiel que ceux qui n’ont pas voulu nous aider ou empêchent notre bien-être. Ça ne marchera jamais si on continue dans ce sens. Les actes symboliques comme ceux posés récemment par les Italiens ou par le vaillant Kemi Seba peuvent faire bouger les choses. Mais il nous faut des solutions concrètes alternatives ou parallèles, qui nous permettront d’être en position de négocier ou de se passer des outils conventionnels.

Je salue l’initiative du Think Tank CABAC et du jeune promoteur du BitAfric et sa foundation, BitAfric Foundation, d’avoir écouté mes conseils ! BitAfric est né et c’est très bien ainsi.

L’année dernière, le rappeur Sénégalais Akon a aussi lancé sa monnaie virtuelle dénommée AKoin, dont il espère être « un investissement pour le futur de l’Afrique ».

Les nouvelles technologies bouleversent complètement les institutions financières traditionnelles, en permettant aux entreprises et aux ménages d’accéder à des services plus pratiques et personnalisés. Les entrepreneurs trouvent également des applications qui vont bien au-delà de la finance, et ces nouvelles technologies pourraient transformer d’autres domaines, notamment la politique monétaire africaine ; et pour nous le FCFA.

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Ces innovations dans les services financiers, connues sous le nom de technologies financières – ou Fintech – suscitent un grand engouement, mais génèrent aussi beaucoup de battage, suivant le point de vue de chacun.

AKoin ou BitAfric n’ont pas besoin de la BEAC, la BCEAO, la BCC. Ces monnaies ont seulement besoin en particulier de la communauté de 15 pays francophones plus les Comores avec 150 millions d’habitants et en général du soutien des Africains. Ce sont les Africains qui en donneront une valeur marchande et la crédibilité nécessaire.

Si les Italiens veulent sauver l’Europe, ils doivent soutenir AKoin et surtout BitAfric pour modifier fondamentalement la relation que les institutions financières traditionnelles et la France entretiennent avec les anciennes colonies françaises en Afrique.

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