Lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme en Afrique centrale : la place du GABAC et des ANIFs

beacceJ’ai participé la semaine dernière à Yaoundé (Cameroun), aux travaux de la Commission technique et la Plénière statutaire du Groupe d’Action contre le Blanchiment d’Argent en Afrique centrale (GABAC) auxquels prenaient part toutes les cellules de renseignements financiers (CRFs) encore appelés ANIFs et les Ministres des États membres de la CEMAC en charge des Finances, de l’Intérieur, de la Sécurité, et de la Justice.

Mis en place en décembre 2000, le GABAC est un organe de la CEMAC charge de la promotion des normes, instruments et standards de lutte anti blanchiment et contre le financement du terrorisme. Les missions du GABAC sont de protéger les systèmes bancaires et financiers des pays de la CEMAC des atteintes liées au blanchiment (en harmonie avec les dispositions y relatives de la COBAC) et mettre en œuvre les principes, recommandations et normes internationales de coopération de lutte contre le blanchiment, notamment le Plan d’Action contre le blanchiment des Nations Unies et le Plan d’action du Groupe d’action financière (GAFI).

Même si beaucoup reste à faire dans ce domaine précis, il est encourageant de voir enfin des avancées du GABAC au plan institutionnel mais aussi dans l’exercice de ses missions dans cette période de grande incertitude que connait la sous-région.

Toutefois, les actions du GABAC ne seront bénéfiques qu’avec des ANIFs opérationnelles. L’industrie du blanchiment d’argent et du terrorisme est de plus en plus sophistiquée dans ses modes d’action, ses projets et son épaisseur économique. Les ANIFs actives devraient aider les États de la Communauté à cerner les sources, les stratégies de mobilisation, de circulation et d’utilisation des ressources par ces groupes criminels.

CORRUPTION PAR LES MARCHES PUBLICS – LA REPONSE DE BPP

BPP Team

Je vous présente deux grands messieurs : Mr. Emeka Eze (au centre), Directeur Général du Bureau of Public Procurement (BPP) (l’équivalent de l’ARMP au Cameroun) et Mr. Adedokun Adebowale, l’Assistant du DG. Les marchés publics ont toujours constitué un terrain favorable à la corruption. Ensembles, nous avons démontré que la lutte contre la corruption dans un pays n’est efficace que si les mesures de prévention par les marchés publics sont renforcées par une régulation effective. Quand nous avions  initié le projet goPRS en 2009, personne ne pouvait imaginer que ces messieurs seront invités à Vienne en 2015 par l’ONU afin de partager avec le monde entier leur enrichissante expérience. Ils sont là, en chair et en os, pour la qualité de leur travail. J’ai été fier de suivre le discours du DG cet après-midi, un discours plein de statistiques, qui montrent que même dans ce domaine spécialisé, l’usage de petits procédés scientifiques et techniques est primordial. Encore une fois, le Nigeria montre l’exemple au monde entier et les solutions développées à BPP vont encore nous surprendre.

Just Wait and See !.

Lire aussi :

>>> Public Procurement Reforms in Africa: Why goPRS is Important?
>>> Quelques observations sur le groupe de haut niveau sur les flux financiers illicites présidé par le Président Mbeki
>>> Marchés publics : Et si on mettait plus d’efforts à prévenir la corruption !