Avis de Parution: LA DIASPORA CAMEROUNAISE: En dehors de l’État, au sein de la nation

livre

382 pages – Parution le 05 avril 2015 – 25,00 USD – ISBN: 978-2-923821-32-0

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L’ensemble de cet essai pourrait se résumer par le sous-titre : En dehors de l’État, au sein de la nation.

Rarement un ouvrage n’avait été consacré aux « camerounaises et camerounais de l’étranger » regroupés dans cet ensemble difforme qu’on nomme Diaspora, quant à leur apport ou leur implication dans le Cameroun économique, social et culturel.

Sous la direction du Dr. Alain Nkoyock, dix-neuf contributeurs répartis sur les trois continents Afrique, Amérique du nord et Europe expliquent, analysent, proposent, en 382 pages, des  pistes inédites et audacieuses pour pallier aux carences actuelles et rattraper le retard que ce pays accuse en matière de développement.

De la relation du Cameroun avec sa diaspora à la mobilisation de celle-ci pour son implication dans le développement scientifique et technologique, en passant par les nombreux impacts du refus de la double nationalité par l’État camerounais, la création d’un IDE (Index d’Engagement de la Diaspora), la répartition du capital humain de la diaspora camerounaise dans le monde, ses réseaux, etc.

Les éléments de langage ci-dessous vous permettront de comprendre le message du livre.

L’intention: Le présent ouvrage est le résultat d’une réflexion collective menée par des intellectuels, Camerounais pour la plupart, sur le rapport entre le Cameroun et ses ressortissants éparpillés à travers le monde. Il propose une réponse à la question de savoir de quelle manière nous pourrions influencer la transformation socio-économique de notre pays.

Le message: La première constatation est que notre pays accuse un grand retard en matière de développement économique, notamment au regard de son potentiel humain et de sa dotation en ressources naturelles. La diaspora peut donc s’investir dans l’effort de construction nationale.

La deuxième constatation est que le poids de cette diaspora dans les pays d’implantation est quasiment nul. Quelle force représentent les Canadiens, les Français, les Américains, les Allemands ou les Nigérians d’origine camerounaise dans le PNB ou dans la vie politique et socio-culturelle du Canada, de la France, dès États-Unis, de l’Allemagne ou du Nigeria? Les Camerounais implantés dans ces pays ne représentent pas un groupe de pression puissant capable d’influencer les stratégies politiques et économiques du gouvernement camerounais.

La troisième constatation est que l’émigration camerounaise est une émigration de qualité. Nous montrons, chiffres à l’appui, que le nombre de médecins et d’ingénieurs, toutes disciplines confondues, exerçant dans les pays de l’OCDE est de loin supérieur à ceux qui évoluent au Cameroun. D’ailleurs, les hauts cadres professionnels représentent près de 50% des Camerounais de la diaspora.  C’est dire que le capital humain existe bel et bien au sein de la diaspora camerounaise.

La quatrième constatation est celle de l’émiettement de la diaspora en une poussière d’organisations sans lien organique entre elles, obéissant plutôt davantage aux clivages ethniques. Nous déplorons l’absence d’un projet fédérateur qui rassemblerait toute la diaspora. C’est la condition préalable à une action efficace de la diaspora.

La cinquième constatation est que les envois de fonds des Camerounais de la diaspora sont supérieurs à la totalité de l’aide publique au développement.

La démarche: Dès lors, nous nous sommes réparti les tâches comme en témoigne l’organisation thématique de l’ouvrage afin de couvrir un vaste champ de réflexion. Ainsi, nous passons aussi au crible les atouts de cette diaspora en vue d’élaborer une esquisse de stratégie d’engagement à déployer dans notre interaction avec le gouvernement camerounais. Nous relevons, par exemple, que notre capital humain, loin d’être une fuite des cerveaux, représente plutôt un facteur de développement, car les progrès de la mondialisation permettent désormais à la diaspora de déployer ses réseaux internationaux au service de la transformation socio-ėconomique et de la modernisation de notre pays.

Nous proposons plusieurs projets qui représenteront la contribution de la diaspora à cet effort.

Le titre: Nous sommes parfaitement conscients que le Cameroun en tant qu’Ėtat est dotė d’institutions souveraines investies du mandat d’assurer le bien-être des populations. Nous n’avons ni l’intention ni la prétention de nous substituer aux élus et aux agents de l’Ėtat dans leurs tâches régaliennes pour lesquelles Ils sont comptables devant le peuple. En revanche, nous proclamons et revendiquons notre attachement à la nation camerounaise, à cette terre camerounaise où repose notre placenta et nous contestons à quiconque le droit de nous dénier cette appartenance. D’où le titre de l’ouvrage.

Les objectifs: Nous partageons avec les Camerounais nos idées afin de vraiment contribuer à l’amélioration du bien-être de nos frères et soeurs.

Nous espérons sensibiliser tant les Camerounais de la diaspora que les autorités nationales sur l’impératif d’une organisation stratégique de leur interaction. Nous appelons la diaspora à tirer le meilleur parti des opportunités offertes par leur pays d’implantation et à s’investir davantage dans leurs affaires pour, à la longue, devenir une force incontournable dans les rapports entre leurs pays et le Cameroun.

Nous espérons aussi que les autorités verront en la diaspora un partenaire au développement avec lequel elles peuvent compter pour la nécessaire modernisation de notre pays.

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Kiyikaat Editions
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