La subversion démocratique

Mactar SILLA

Docteur-ès-Lettres, Angliciste, Licencié en Droit, Président Fondateur de MSA-COM, ancien Directeur Général de la Radiodiffusion Télévision Sénégalaise, d’Africa Online et de WorldSpace West Africa, ancien Directeur de TV5 Afrique et Président de l’Union des Radiodiffusions et Télévisions Nationales d’Afrique.


Le titre du présent ouvrage peut faire penser à priori à un ouvrage de quelques techniciens, pétris du savoir puisé dans le World Wide Web et désireux de trouver le « cobaye idéal » en ces élections tropicales africaines tant décriées, chaque fois que l’occasion en est offerte par des détracteurs ou des observateurs simples ou avertis. Les lecteurs qui s’en tiendraient à cette perception première auront raté une belle occasion de s’imprégner de véritables solutions à une question fondamentalement politique et à des enjeux de société, de culture, de citoyenneté, de développement et de consolidation de l’Etat de droit.

Quel observateur, intellectuel ou non, scolarisé ou pas, urbain ou rural n’est pas envahi à longueur de journées, de mois, d’années, par les scènes, images et sons de désastre démocratique qui n’épargnent aucune région de notre continent ? Qui ne saurait être insensible à ces mouvements et crises de défiance qui plongent de nombreux pays Africains dans une instabilité quasi congénitale ? Qui n’a eu vent de ces contestations de légitimité qui font le lit des guerres et secousses ethniques, tribales, politiques et autres animosités et convulsions qui rythment le quotidien africain? Qui n’a pas vécu les lendemains incertains d’élections ou la confusion la plus totale recouvre le rapport vainqueurs-vaincus ? Qui ne ressent au plus profond de son être l’image et la triste réalité d’une Afrique déchirée, déchiquetée, divisée, impuissante face à son destin et otage d’une classe politique plus préoccupée, selon le moment, par le maintien d’un régime ou la conquête du pouvoir au mépris de la prise en charge et de la satisfaction des aspirations citoyennes et des promesses de campagne ? Qui n’a ri, soit aux éclats, soit sous cape, lorsque les résultats d’une élection auront mis plus de cinq, six, sept ou huit  jours pour  faire l’objet d’une première annonce, en attendant une proclamation plus officielle ? Qui en Afrique, en ce 21e siècle, ne retrouve pas dans son vocabulaire électoral, les « bourreurs d’urnes » ou les « multiples voteurs », ces voleurs d’un genre particulier ?

Le plaidoyer pourrait s’étirer davantage, nous mettant, à chaque interrogation, devant notre propre miroir de la honte, du spectacle de désolation, de dénuement, de promesses non tenues, d’espoirs anéantis, de capitulation de nos élites, de démission de nos intellectuels, d’absence de perspectives pour les générations d’aujourd’hui et de demain. Comment remédier à cette situation ou souvent le burlesque le dispute au dramatique ? Comment relever la tête et faire face, en proposant des pistes de solution aptes à fonder le socle démocratique, facteur de paix et de stabilité, de légitimité et de crédibilité, d’adhésion et de mobilisation saine et dynamique qui permettra de s’atteler avec méthode, détermination et cohérence à l’œuvre de construction nationale, au service de nos populations ?

Le présent ouvrage, réalisé sous la direction de notre jeune frère et ami, l’universitaire doublé du technicien Alain NKOYOCK, participe de ces instruments indispensables à l’émergence d’une Afrique réhabilitée avec ses valeurs de civilisation, ses traditions et en phase avec ses impératifs de développement et de modernité. La faculté d’écoute, d’analyse, la technicité sont mises au service d’une organisation susceptible de freiner, du moins d’amoindrir les revendications sempiternelles, justifiées ou non des lendemains électoraux, en allant d’abord s’abreuver à la source de ceux qui savent : les acteurs politiques et administrateurs des processus électoraux. Fort de l’expérience de ceux qui connaissent le système dans ses différentes phases, celles d’AVANT, PENDANT et APRES le processus, cernant ainsi, dans une démarche méthodologique les BESOINS DES CLIENTS dont les électeurs, Alain NKOYOCK a su distribuer les rôles, assigner les objectifs pour atteindre les RESULTATS escomptés à travers un MODELE DE PLANIFICATION INFORMATIQUE et DEMOCRATIQUE. En cela, l’équipe reste fidèle à la méthode qui veut que « pour informatiser un système, il faut le connaître».

Assurément l’informatisation permet de prendre en charge techniquement la question des listes incomplètes, donc de la base de données du fichier électoral et de sa fiabilisation,  celle de la « normalisation » de l’âge électoral, et bien au delà, jette la lumière sur l’actualité et la pertinence de l’Etat civil, tant de décennies après l’accession de nos pays à la souveraineté internationale. Cette démarche à la fois croisée et pyramidale, compartimentée et transversale consiste en l’édification d’une base solide et cohérente sur laquelle viendront s’intégrer les divers éléments et étages de l’édifice démocratique.

L’informatisation viendrait-elle en appui à la « subversion démocratique » ou serait-elle un outil d’organisation et de renforcement de la démocratie par le biais d’élections ou la triche serait techniquement écartée ? Certains n’hésiteront pas à rétorquer que toute technique ne vaut que par l’utilisation qui en est faite et par la qualité, la conscience et la culture démocratique des divers acteurs. Ceci est vrai comme une lapalissade! Les structures ne valent en définitive que par les hommes qui les animent. D’autres nous jetteront cruellement à la face cette vérité quotidienne d’une Afrique aux communications arriérées entre les espaces géographiques d’un même pays, d’une même unité administrative, avec des interconnexions pour le moins approximatives.

Le mérite de l’ouvrage aura été de tenir compte de ces paramètres pour adapter les technologies existantes dans le monde et sortir un modèle original, qui, sous ses variantes, pourrait s’adapter à chaque pays africain, en fonction de critères liés au réseau des télécommunications, au degré d’électrification, aux modes d’accès à l’outil informatique. Le tout n’étant pas d’informatiser, l’ouvrage prend également en charge le délicat problème du renforcement des capacités par la formation qui est le corollaire de l’informatisation, tant pour les scolarisés que les non scolarisés.

En somme, NKOYOCK et son équipe nous démontrent que le problème posé n’est pas l’informatique « per se » mais qu’il s’agit d’apporter une plus-value, d’offrir un véritable catalyseur de changements organisationnels. D’aucuns auront tôt fait d’objecter et de dénoncer une subversion démocratique, allongeant par la même occasion la liste des délits de lèse-régime et lèse-majesté, dans un sursaut de survie et par attachement atavique à l’art du flou électoral, gage ou leurre de la pérennité ici bas.

Avec pertinence, l’ouvrage cerne les contours du problème plus global de l’introduction des nouvelles techniques dans le processus électoral, notamment de l’impérieuse nécessité de combler la non prise en compte par les législateurs africains de ces éléments de nouveauté et de modernité d’une part et de la capacité à créer une meilleure adhésion à l’exercice du droit de vote, dans la transparence et avec une plus grande confiance.

Voici l’informatique et nous voilà dans une sorte de « BRAVE NEW WORLD » ! Non ! avertissent les auteurs, l’informatique n’est pas une panacée. Il y a aussi les moyens de communication de masse telles les radios de proximité qui permettent le traitement à chaud et  la proclamation  immédiate et instantanée des résultats sortis des urnes grâce à ce gadget tant prisé mais ô combien subversif qu’est le téléphone portable. Mais quelle responsabilité professionnelle accrue pour les tenants du quatrième pouvoir !

La société civile, elle aussi s’affirme comme une composante de plus en plus réelle, dynamique, structurante de l’énorme majorité des « sans-partis » et de la demande démocratique. Elle joue et jouera partout en Afrique de plus en plus son rôle de pourvoyeuse de solutions de sortie de crise, de vigie et d’actrice du développement, à condition de mieux s’unir et prendre conscience de son potentiel et de ses responsabilités historiques sans pour autant se substituer aux organisations politiques. Cela est d’autant plus vrai partout où l’héritage et la pratique politicienne ont fini d’installer la désillusion, l’absence de relève politique, de renouvellement de la classe dirigeante, éloignant les faiseurs de roi des attributs de la couronne.

Rêve d’intellectuels ou « coup d’état informatique » ? S’il est certain que ce n’est point demain la veille pour le vote électronique partout ou dans une partie de l’Afrique, l’époque des « cyber-isoloirs », des bureaux de vote informatisés, des cartes perforées, qui n’ont pas laissé forcément pour ce que l’on en sait que des souvenirs de performance démocratique sous d’autres cieux plus cléments, l’Afrique électorale doit passer le cap des contestations primaires. L’informatisation peut permettre, ici et maintenant, de rendre le fichier plus fiable, de le vider de ses incongruités, de faciliter les procédures administratives qui jalonnent la vie d’un individu de la naissance à la mort.

Quid alors des libertés individuelles, de leur protection, de la violation du sacro-saint principe du secret des votes, de l’obsolescence soudaine de l’isoloir, du risque d’infantilisation du citoyen, des déviations possibles et probables? Voilà autant d’enjeux comportementaux, démocratiques, juridiques et sociaux que l’ouvrage aborde par l’un ou l’autre de ses auteurs.

La prétention est certainement de produire un ouvrage qui aura effet d’entraînement par une sorte d’interpellation de la conscience démocratique africaine et du sens de l’organisation. Il participe ainsi de ce bouillonnement des idées au sein des sentinelles de la démocratie, de la nécessité de respecter toute volonté populaire telle qu’elle s’exprime à travers des élections, qui ne seraient plus synonymes de violences, d’emprisonnements, de détournements du suffrage universel, d’enlisements dans l’instabilité, la haine, les conflits et le non-développement.

Je découvre, à travers cet ouvrage, une génération africaine patriote, responsable, capable de conceptualisation, d’action, de générosité et de responsabilité, partageant des convictions et soucieuse de jouer sa partition démocratique.

Je suis conforté dans la conviction qu’il existe des informaticiens, des juristes, des administrateurs, des journalistes, des fonctionnaires, des économistes, des hommes d’affaires, des leaders d’opinion, des religieux, des élites et des peuples qui peuvent, ensembles, être les artisans de cette « subversion démocratique », synonyme de progrès, de liberté, de cohésion, de solidarité, de paix et de total épanouissement de chacun et de tous.

Çà peut changer ! Çà doit changer ! Çà changera grâce à la toile démocratique que ces tisserands unis confectionneront, maille après maille et déploieront à travers le continent. A ne pas s’y tromper, « L’INFORMATISATION DES PROCESSUS ÉLECTORAUX EN AFRIQUE » est œuvre de précurseurs.

South African Financial Intelligence Centre: A Model for Africa!

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I am in Pretoria to assist the Financial Intelligence Centre (FIC) in charge of reinforcing the integrity, stability and transparency of South Africa’s financial system. Financial intelligence produced by the FIC is important for law enforcement, revenue agencies, police and others to support their investigations and forfeiture processes. Along with +150 other financial intelligence units (FIUs), the FIC is a member of the Egmont Group, which assists in the exchange of knowledge, expertise and information.

FIUs have a critical role to combat money laundering and the financing of terrorism. Our 10-year evidence based models used by many FIUs in the world were initially designed for African countries. FIC is taking the lead by sponsoring many African countries to adopt international best practices and ensure the safety and security of Africa now and in the future.

I feel humbled and honoured for this opportunity to serve as a technical adviser to FIC !

Reference: https://www.fic.gov.za/Pages/Home.aspx

Failed IT Projects, Valuations Methods, and IT Strategic Alignment: Reflections from Oxford!

In 2012, I was invited to the 17th UKAIS Conference on Information Systems (IS). The UKAIS conference is the premiere academic event in the Information Systems calendar within the UK and attracts leading academics and researchers from the UK and overseas.

IT failures

This year’s conference was once again held in the beautiful city of Oxford, and was situated in New College, once of Oxford’s oldest and most beautiful colleges. New College was given exposure from the filming of Harry Potter and has become one of Oxford’s most famous colleges.

This conference brought together academics, researchers and practitioners of information systems for an exchange of ideas and experience around the subject of Innovating Information Systems. In times of economic difficulty, innovative thinking is often the precursor of successful change. The adaption through IS to enable and encourage such innovation is well documented. UKAIS2012 offered a forum to debate the contribution to change that may be heralded by IS and of how IS may be innovatively used.

I shared with the audience the results of our (with Dr. Barry Spiker) research work on IT investments, valuation methods, and business-IT strategic alignment in multinational corporations (MNCs), which amazingly are still relevant today. This paper was published in 2013 in the AIS Electronic Library (AISeL) and is available online (for 10$).

IT Investment projects are defined as jobs with different sizes generally subdivided into sequence of activities, tasks with clear timelines and expectations, or complex IT efforts of interconnected activities performed by various teams to achieve well-defined objectives, budget, and schedule. IT investments are unsuccessful for many reasons but the primary explanations for these failures are the lack of commitment from the management, organizational problems, lack of strategic vision and execution capabilities, implementation problems, and lack of projects planning.

The research on IT project planning process can be subdivided into strategic and operational perspectives. Some research on IT project planning has explored the strategic aspects and the identification of projects that match with corporate objectives. Some other studies have focused on the analysis and selection of a project from several capital expenditures alternatives (or capital budgeting of IT investments).

Existing Valuation Frameworks

The traditional capital budget methods are based on the calculation of the cash flows input and outputs. Seven traditional budgeting models are used to evaluate capital projects: (a) payback method, (b) return on investment, (c) cost-benefit ratio, (d) profitability index, (e) net present value, (f) economic value added, and (g) internal rate of return.

The payback method measures the number of years required to reimburse the initial outlay of a project, by dividing the original investment by the annual net cash inflow. The return on investment (ROI) is found by dividing the net benefit by the total initial investment. The net benefit is calculated by considering the total benefits minus the total cost and the depreciation and divide by the useful life. The cost-benefit ratio method calculates the returns from a capital investment using the ratio between the total benefits and the total costs. The net present value (NPV) method is the amount of money an investment is worth, taking in account the costs, the earnings and the time value of money. The profitability index is calculated by dividing the present value of cash inflows by the initial cost of the investment. The internal rate of return (IRR) is the discount rate of return that an investment is expected to earn such as equate the present value of the project expected cash flows to the initial investment. Finally, the economic value added (EVA) approach refers to the measurement of the excess value created by managers showing a created or destroyed value of the enterprise in the analyzed period. Similar to other value-based methods (like the economic profit, cash or market value added, or cash flow ROI), EVA promotes the maximization of the economic value of a company by allocating its resources to their best use.

Traditional capital budget methods are limited to valuate IT projects because of (a) their inability to cope with risk, uncertainty, and flexibility, (b) they overlook the cost to train users, the learning curve to adapt to new technologies, and the socials subsystems costs and benefits of the IT projects, and (c) their inability to quantify intangible benefits such as improving knowledge, customer service, or decision making.

These shortcomings are especially clear with IT investments done under conditions of uncertainty in today global economy, which requires dynamic capabilities and strategic flexibility. The real option approach has been proposed as an alternative to the deterministic capital budget methodologies and the extension of the financial option theory to the options on real (non-financial) assets. The concept of real options was originally developed in the financial industry by Black, Scholes, and Merton in 1973. Myers (1984) pioneered the concept of real options by applying it to managing capital budget investments of an organization.

Prior research used real options valuation (ROV) theory for evaluating IT investments. For example, some scholars and practitioners used real options for evaluating an IT telecommunications infrastructure project. Others used a Black-Scholes approximation for valuating an IT project for the implementation of a point-of-sale banking service. Some others proposed a valuation framework for IT investments drawing upon the ROV theory and game theories.

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Measuring the Performance of IT in Organizations

Even though the overall performance of the information systems (IS) function seems to be difficult to conceptualize and measure, two approaches can be distinguished in research into the IT business value: variance and process approaches. The former focuses on the relationship IT investments-organizational performance by taking into consideration financial measures such as lower costs, higher revenues, and improved market share. The latter analyses combine the returns of IT investments with process and organizational changes.

The process approach analyzes the impact of IT on an organization in terms of efficiency, effectiveness, and strategic IT alignment. IT efficiency is the IS function that highlights the relationship between IT expenditures (IS capabilities) into IT assets (or IS function outputs such as systems performance, information effectiveness, and services performance). IS capabilities are inputs such as hardware, software, human skills, and management processes that serves to translate IT expenditures into IT assets. Various metrics are used to assess IT efficiency: availability of systems and applications, number of help desk tickets, mean time between failure or license usage. These metrics comment on efficiency of systems, applications, and networks; unlike other performance variables that focus on engineering performance. 

Business-IT Strategic Alignment

The metrics used to assess the efficiency of IT do not inform effectiveness. In fact, IT effectiveness is measured against the business goals and objectives. The impact of IT on organizations is moving from an efficiency production factor to the maximization of the business value of IT investments (or IT effectiveness). Enterprises use IT for two main reasons: (a) capturing information to support corporate processes, and (b) enabling business change. For these purposes, the contribution of IT must be both specific (by supporting defined business processes) and generic (by enabling undefined business change). Such measurement models are closed to capability models and different from performance models.

A reliable measurement of capability metrics is the key to align the corporate business and IT. Strategic alignment refers to the proper use of IT in the elaboration and implementation of corporate strategies and goals. Alignment is defined as the degree of fit between business and IT strategic orientations, and in particular how the integration can be achieved.

Business-IT strategic alignment grows in importance as organizations strive to link business and technology in light of the internationalization of their businesses. Our recent research study used a field survey design to examine (a) the role of knowledge management processes in the relationship between contextual factors and alignment in a multinational corporation (MNC), and (b) the role of IT projects in the relationship between alignment and the performance and effectiveness of an MNC.

The results of our research study had at least four implications to leaders in MNCs: (a) the effects of top managers’ knowledge of IT on strategic business-IT alignment, (b) the importance of business-IT alignment to organizational performance and effectiveness, (c) the importance of internal context and nature of the organization to knowledge integration, and (d) the role of senior management in knowledge management and strategic management of IT.

A theoretical and practical perspective of business-IT strategic alignment in MNC was provided.  Our study drew upon the strategic alignment model and the typology of MNCs to propose and test an IT strategic alignment model for MNCs (mSAM).  The business-IT strategic alignment implementation model for MNCs (mSAIM) was the model for application proposed as the critical recommendation of our research study.

References:

Nkoyock, A. and Spiker, B., “Aligning IT To Business In Complex Multinational Corporations: The Case Of The U.N. Secretariat” (2012). UK Academy for Information Systems Conference Proceedings 2012. Paper 15.
http://aisel.aisnet.org/ukais2012/15

Myers, S. (1984). Finance theory and financial Strategy. Interfaces, 14, 126-137.