What makes a successful Data Scientist?

Back in August 2018, a LinkedIn analysis concluded that the U.S. is facing a significant shortage of data scientists, a big change from a surplus in 2015. In January 2019, job-search firm Indeed reported that its data indicates the shortage is getting worse: while more job seekers are interested in data-science jobs, the number of job postings from employers has been rising faster than the number of interested applicants.

According to Indeed, job postings for data scientists as a share of all postings were up 29% in December 2018 compared with December 2017, while searches were only up around 14%.

 

 

 

 

But what exactly are data scientists?

Data Scientists are those scholars or practitioners who have degrees in computer science, mathematics, statistics, or a quantitative social science, along with some training in statistical modelling, artificial intelligence, machine learning, and programming.

Let me start with my personal example.

I earned a Ph.D in Management in Organizational Leadership with a Specialization in Information Systems and Technology from University of Phoenix in Arizona (U.S.), a Master’s Degree in Computer Science (Formal Methods of Software Engineering) and a Bachelor’s Degree in Mathematics from University of Yaoundé I back home in Cameroon.

For my doctoral dissertation proposal, I chose a quantitative research method using a field survey design and structural equation modeling (SEM) techniques to analyze data collected through a stratified random sampling of the two groups of managers. Interested readers will find further details on the research method and SEM techniques in my recent book entitled “Business-IT Strategic Alignment: A Prerequisite for Digital Transformation.”

What is a successful Data Scientist?

Many believe that a successful Data Scientist is a scholar and practitioner with a sound understanding of the business.

Here we are again…We have been debating the role of CIOs for more that 25 years as companies recognized the IT potential to deliver strategic impacts. Today, CIOs are not those executives having a more active role in deciding on the allocation process of IT resources; successful CIOs exhibit a combination of business, technology and leadership skills. Even though it seems difficult to find a CIO who possesses such competencies, an excellent CIO needs to balance these different and disparate skills.

Much has been written about the specific challenges faced by CIOs, describing the characteristics needed to be a business-focused executive leading a technology-intensive function!

Back to our example again. I am member of the Association of Certified Anti-Money Laundering Specialists (ACAMS). For over 21 years, I proposed advanced evidence-based tools on financial crime intelligence and investigations, tax evasions, corruption prevention and enforcement, and organised crime to government institutions, private sectors and multinational organisations.

With such a practitioner background and scholarly competencies as described above, can I consider myself as an excellent Data Scientist? Not really, unless I understand my responsibility in leveraging data to help other people (or machines) making more informed decisions.

The spectrum of data scientist roles is so broad that I will keep this discussion for my next post. What I really want to focus is on what are the distinctive characteristics of a great data scientist. In this era of Data Science, Big Data and AI, proposing advanced evidence-based tools in any domain areas require a sound understanding of the field.

Successful Data Scientists are therefore business-focused executive leading a data science-intensive function!

Cryptomonnaies et blanchiment d’argent…

C’est le thème qu’INTERPOL, l’organisation internationale de police la plus importante au monde avec 192 pays membres, a voulu que je discute avec les experts conviés à Nuremberg en Allemagne entre le 10 et le 11 novembre lors du deuxième groupe de travail sur le Darknet et les cryptomonnaies.

Les revenus criminels doivent souvent être injectés au sein du marché monétaire régulier grâce au blanchiment d’argent. Les criminels ont pour cela recours à une kyrielle de tactiques. Toutefois, ils utilisent de plus en plus les monnaies virtuelles pour réaliser ces opérations.

Le crypto-blanchiment ne représente encore qu’une petite partie de l’ensemble de ces opérations. Mais les criminels sont attirés par les cryptomonnaies en raison de leur disponibilité mondiale, de la rapidité des transactions, de leur irréversibilité et de l’anonymat. En effet, en moyenne 3 à 4% de tout l’argent du crime est converti en cryptomonnaies.

La transformation digitale au service du développement : Initiatives globales, Stratégies nationales !

La transformation digitale désigne les changements associés à l’intégration des innovations technologiques dans tous les aspects de la société humaine. Le professeur et académicien français, Michel Serres, évoque même la digitalisation comme « la troisième révolution anthropologique majeure », preuve de son importance sur la société actuelle.

En Août 2015, 193 pays se sont accordés dans le cadre de l’ONU pour fixer 17 Objectifs de Développement Durable (ODD). Leur but était de renforcer la paix dans le monde, éliminer la pauvreté et lutter contre la dégradation de la planète.

Ce nouveau référentiel international a été voté et partagé par les gouvernements, les ONGs et les entreprises. Il lance, de fait, une série d’initiatives pour la mise en œuvre de 17 objectifs. Ces derniers sont ambitieux : ils visent à éradiquer la pauvreté, lutter contre la faim, réduire les inégalités et préserver la planète.

Réunis en Assemblée Générale, les Etats membres de l’ONU ont donné leur feu vert le 31 mai 2018 à la réforme proposée par le Secrétaire général (SG), António Guterres, afin que le système de développement des Nations Unies apporte des résultats plus concrets pour les individus et soit plus rentable pour leurs contributeurs.

La réforme met l’accent sur l’appropriation par les pays, la responsabilité et les résultats pour guider le système de développement des Nations Unies à chaque étape du processus avec notamment la mise en œuvre effective, dès le 1er janvier 2019, des Objectifs de développement durable (ODD) pour tous, partout dans le monde – avec pour but principal l’éradication de la pauvreté.

Dans chaque domaine de développement identifié à travers les ODD, les innovations technologiques peuvent apporter une valeur ajoutée substantielle. D’où la vision du SG de l’ONU déclinée à travers sa stratégie en matière d’innovations technologiques publiée en septembre 2018 dont l’objectif est d’établir la manière dont l’organisation mondiale encouragera l’utilisation de ces technologies en vue d’accélérer la réalisation du programme de développement durable à l’horizon 2030, et simplifier sa mise en adéquation avec les valeurs inscrites dans la Charte des Nations Unies, la Déclaration universelle des droits de l’homme et les normes et règles du droit international.

S’appuyant sur les multiples efforts et initiatives mis en œuvre par de nombreuses parties des Nations Unies, en particulier ceux entrepris au niveau des pays, 4 objets stratégiques sont fixés. Ceux-ci associent la participation et l’appui d’acteurs externes et l’adoption de mesures internes visant à permettre à l’organisation de mieux connaître et utiliser les nouvelles technologies et à favoriser la mise en place d’un système fondé sur l’apprentissage, l’innovation et l’esprit d’entreprise.

Quatre engagements stratégiques ont été pris par Monsieur Guterres : a) renforcer les capacités internes de l’ONU et favoriser la familiarisation avec les nouvelles technologies; b) augmenter la compréhension, le plaidoyer et le dialogue autour des nouvelles technologies; c) soutenir les échanges sur les cadres normatifs et de coopération; et d) intensifier l’appui du système des Nations Unies aux efforts nationaux de développement des capacités.

Il y a cinq ans, à la demande de Mme Atefeh Riazi, l’Assistante du Secrétaire Général de l’ONU en charge des innovations technologiques, j’avais coordonné un travail de réflexion sur l’architecture technologique du futur pour l’ONU. Ce travail a bénéficié de la contribution d’une centaine d’experts mondiaux.

Madame Riazi vient de réunir à Glen Cove, une ville des États-Unis située sur la côte Nord de Long Island dans l’État de New York (comté de Nassau)., une vingtaine d’experts pour réfléchir sur la mise en œuvre de cette stratégie dont elle est en partie responsable. Pendant une semaine, nous avions discuté des modalités de mise en œuvre de la politique d’innovation technologique au sein de l’ONU, mais aussi et surtout à travers les activités d’assistance technique aux Etats membres.

Deux processus complexes qui s’appuient sur des artefacts théoriques des piliers du cadrage stratégique technologique (connu sous son appellation anglo-saxonne de Business-IT Strategic Alignment) qui aide à formuler des orientations pérennes (au sein d’une entreprise, pour le développement national ou dans la société) et de fixer des objectifs propres à assurer les adaptations rendues indispensables par les innovations technologiques et leurs impacts sur ces environnements des mutations sociétales, institutionnelles, réglementaires, organisationnelles, etc. Ces orientations sont généralement disponibles dans des documents nationaux multisectoriels.

Quelle politique d’innovation technologique pour les pays africains ? Quelques éléments de réflexion à partir du don présidentiel au Cameroun d’ordinateurs PB Hev.

Les nouveaux modèles de croissance économique placent l’innovation technologique au cœur du développement. Cette dernière est un levier du progrès social et un générateur de richesses dans les pays développés (pays de l’OCDE et nouveaux pays émergents). Comme la plupart des pays d’Afrique au Sud du Sahara, le Cameroun s’est lancé dans la voie de l’émergence, à l’horizon 2035, avec une économie forte, diversifiée, compétitive, caractérisée aussi par une intégration effective à l’économie mondiale.

Mais comment les pays Africains en général et le Cameroun en particulier, peuvent relever les différents défis de la mondialisation dont le principal est la croissance économique sans résoudre la question de la politique d’innovation technologique ?

Il y a aujourd’hui deux écoles de pensée sur la politique d’innovation technologique à adopter par les pays africains. La première école de pensée estime qu’il faut absolument éviter en Afrique des investissements de prestige comme on l’a fait dans les années 70. Au Cameroun, les spécialistes de cette école citent les cas des entreprises comme la Camair ou la Cellucam, dont les Camerounais étaient et continuent d’être fiers, alors que ce sont des “éléphants blancs”. Ces spécialistes estiment que le Cameroun a appris des éléphants blancs. Ils estiment que certains pays, notamment le Rwanda ou la Guinée Équatoriale, font aujourd’hui des choses que le Cameroun a faites en 1970 et ne peut plus refaire : des investissements de prestige non économiquement rentables.

La deuxième école de pensée estime que les Africains doivent intégrer l’innovation technologique dans le processus de développement national. L’innovation technologique étant définie comme le processus de la genèse, dans une société donnée, de nouveaux produits et de nouveaux procédés de fabrication et de méthodes organisationnelles de production. Je fais partie de cette dernière école de pensée.

En parcourant le DSCE et le document « Vision 2035 », l’on s’aperçoit que l’innovation technologique est abordée de manière sommaire. En outre, les projets de société de certains partis politiques en lice pour l’élection présidentielle de 2018 proposent quelques pistes qui méritent davantage de réflexions. Tout ceci est préjudiciable à la compétitivité de l’économie nationale qui doit innover si elle veut tirer son épingle du jeu dans les échanges internationaux et promouvoir sa croissance. La philosophie politique et les politiques économiques élaborées ces dernières années n’intègrent pas suffisamment et clairement, à mon avis, l’innovation technologique dans le processus de développement du pays.

En effet, l’activité industrielle et technologique camerounaise est caractérisée par une atonie aussi bien structurelle que conjoncturelle. Au lendemain de l’accès à l’indépendance, le Cameroun élabore une matrice d’actions économiques dont l’issue débouche sur la définition d’une politique industrielle soutenue par trois piliers : a) la réduction des importations par la politique d’import substitution en favorisant la production locale dans la limite des compétences ; b) la transformation des ressources naturelles afin de créer de la valeur ajoutée ; c) l’intervention massive de l’État pour le financement de l’industrie embryonnaire du pays. La récession mondiale des années 80, qui a entraîné la chute brutale des cours des matières premières, a empêché la réalisation du Plan directeur de l’industrialisation du Cameroun de 1987. L’intervention du FMI dans le redressement et la stabilisation des finances publiques, à travers l’instauration des plans d’ajustement structurel, a plombé toute tentative de développement industriel.

Il faut comprendre qu’en l’absence de moyens nationaux d’innover, l’option d’importer les technologies dont le Cameroun a besoin semble être pour certains le moyen de rattraper le retard que le pays accuse. Et c’est là la source des interrogations de l’opinion nationale et sa demande d’installation des unités de montage (ou de fabrication) des ordinateurs à travers ces débats ubuesques sur le don présidentiel d’ordinateurs PB Hev qui ont récemment animé les réseaux sociaux et les studios de télévisions nationales.

Quand l’on parle du transfert de technologies entre les pays du Nord et les pays du Sud, l’on a tendance à oublier les dimensions économiques et géostratégiques d’un tel transfert. Développer de nouvelles technologies demande des investissements et il va de soi que ces investissements doivent être rentabilisés. Ces projets sont non seulement politiquement corrects, mais aussi techniquement et financièrement réalisables dès lors que leur soutenabilité et les erreurs du passé sont maîtrisées.

Dans l’impossibilité de se doter d’une politique d’innovation technologique nationale, les pays africains sont obligés de subir les diktats commerciaux qui leur sont imposés par les détenteurs de ces technologies. Les projets d’infrastructure querellés au Cameroun par exemple, dans lesquels la Chine finance et construit des outils de haute technologie, mais importe toute la main d’œuvre, doivent être revisités. Aucune technologie ne peut être transférée sur ce modèle. Ceci justifie en partie les taux élevés de chômage et les déséquilibres criards dans nos balances commerciales, ainsi que les écarts de plus en plus prononcés entre le développement des pays du Nord, de l’Est asiatique et ceux du Sud.

Depuis un certain temps, nous lisons, ici et là, des réflexions savamment présentées, sur l’évolution de l’Afrique, plébiscitée comme le prochain continent émergent. La plupart des experts nous prédisent, pour les uns, qu’au cours des cinquante prochaines années, l’Afrique aura toutes les chances de réaliser son ambition de créer une zone économique dynamique, diversifiée et compétitive avec une évolution démographique supérieure à celle de la Chine ou de l’Inde, trois fois supérieure à celle de l’Europe, et pour les autres, que le potentiel en ressources naturelles du sous-sol de l’Afrique sera à l’origine d’investissements, et que des sociétés africaines pacifiées, stables et dynamiques ne connaîtront plus d’extrême pauvreté. Malheureusement, force est de constater que sans une politique d’innovation technologique ambitieuse, tout ceci ne sera qu’un doux rêve.

La quête pour le développement passe par la maîtrise des sciences et des technologies. C’est une autre facette de la lutte pour une indépendance réelle et effective, au même niveau que la problématique du franc CFA pour les pays d’Afrique francophone et les Comores. Autrement dit, c’est un combat pour s’affranchir de la tutelle infâme de l’Occident qui commence à étaler publiquement ses angoisses par rapport à l’arrivée d’un nouveau venu, la Chine, sur la scène africaine.

Cette dernière s’installe subrepticement dans nos contrées avec l’acquiescement coupable de nos dirigeants en manque d’imagination, et très souvent de vision. L’engouement, certes justifié, des dirigeants africains à embrasser la Chine sans conditions, sans stratégie apparente ouvre en même temps une fenêtre sur l’incroyable naïveté des Africains et leur niveau parfois résiduel et assez surprenant de la réalité et de la compréhension des enjeux géostratégiques du moment.

Les pays africains en général et le Cameroun en particulier, ne peuvent plus faire l’économie d’une réflexion stratégique sur l’innovation technologique au service du développement. La stratégie chinoise ne peut plus faire office de politique économique parce qu’elle ne permet pas de créer des emplois. Parce que le temps passant, elle prend la forme d’une nouvelle colonisation, et qu’au demeurant, ce partenariat ne débouche sur aucun transfert tangible de technologie. Or, c’est très précisément la maîtrise technologique qui nous permettra à terme de sortir de l’infernale spirale du sous-développement.