LA DIASPORA CAMEROUNAISE FACE AU DÉFI DE LA TRANSFORMATION DE L’AGRICULTURE

Dr. Augustin Wambo Yamdjeu

Augustin Wambo Yamdjeu

POURQUOI EST-ON FONDÉ DE PENSER QUE LA DIASPORA A UN RÔLE À JOUER ?

Dans la communauté camerounaise à l’étranger, les compatriotes qui pensent à rentrer dans leur pays d’origine sont nombreux. Les motivations pour qu’ils passent de l’idée de projet de retour à sa mise en œuvre sont ce qui manque le plus souvent. Or, il y a effectivement un rôle que cette catégorie d’acteurs de la vie économique du pays peut jouer et qu’aucun groupe n’a ni les atouts pour se succéder à lui. Très souvent, ils ne savent pas ou plutôt continuent d’hésiter quant au choix d’investissement à envisager en rentrant dans leur pays d’origine.

Il est plutôt courant de voir que chez certains, après l’immobilier –un secteur à fortes immobilisations d’actifs mais qui en même temps présente une bien meilleure garantie selon beaucoup d’agents économiques, le secteur agricole revient assez souvent comme celui dans lequel les « diasporés » seraient plus enclins à risquer leurs investissements. Nombreux sont ceux qui nous approchent pour demander conseil sur les types de spéculations à retenir pour leurs exploitations agricoles, généralement envisagées à grande voire très grande échelle une fois le retour au pays effectif.

Seulement, du côté du Cameroun, et au-delà du discours rhétorique sur les pistes pour associer la diaspora à l’effort de construction nationale, rien ou pas grand-chose n’est prévu jusqu’ici, aussi bien sur le plan légal qu’institutionnel, pour les accommoder en tant que « Diaspora » pour relancer l’agriculture.