Cryptomonnaies et blanchiment d’argent…

C’est le thème qu’INTERPOL, l’organisation internationale de police la plus importante au monde avec 192 pays membres, a voulu que je discute avec les experts conviés à Nuremberg en Allemagne entre le 10 et le 11 novembre lors du deuxième groupe de travail sur le Darknet et les cryptomonnaies.

Les revenus criminels doivent souvent être injectés au sein du marché monétaire régulier grâce au blanchiment d’argent. Les criminels ont pour cela recours à une kyrielle de tactiques. Toutefois, ils utilisent de plus en plus les monnaies virtuelles pour réaliser ces opérations.

Le crypto-blanchiment ne représente encore qu’une petite partie de l’ensemble de ces opérations. Mais les criminels sont attirés par les cryptomonnaies en raison de leur disponibilité mondiale, de la rapidité des transactions, de leur irréversibilité et de l’anonymat. En effet, en moyenne 3 à 4% de tout l’argent du crime est converti en cryptomonnaies.